"L’édition caniculaire du grand
rendez-vous international de Saint Chartier a été marquée
cette année par une présence remarquée
quoique informelle de notre chère Société Fraternelle
des cornemuses du Centre.
A l’interne tout d’abord : la semaine
précédant les rencontres a été consacrée à la
réfection du toit du Bœuf. Rappelons
que le siège social de la Fraternelle est « A
l’ancien hôtel du Bœuf couronné,
36400, Saint Chartier, Indre ». Merci à Fred,
qui en est le directeur (et accessoirement le propriétaire).
Des problèmes de fuites ont nécessité l’intervention
efficace de quelques-uns des membres, qui ont vaillament
regardé travailler le beau-père de
Fred. On notera toutefois, mais malheureusement
l’événement ne fut pas couvert
par nos habituels photographes, la remarquable
prestation de Philippe Suzanne qui, pour se saisir
le manche d’une pelle, avait troqué son
habituelle casquette rouge pour une culotte (les
anglo-saxons appellent cela un « slip »)
de la même couleur. Il fallait que cela se
sache.
Du point de vue musical, quelques répétitions
dans la cour du Bœuf Couronné ont rassemblé Isabelle
la fille, Philippes le Suzanne, le Viron plus le
Beauger (qui a réussi en quatre jours à apprendre
quatre airs), François (avec un s) le Maltrud
et le Lazarevic, Fif et Valie les jeunes lecteurs
du Var, Mathieu le nouveau, Hervé le Père,
Péru l’homme aux mains bandées,
Jacques le chef vénéré, +
quelques impétrants et même le fantôme
(rassurez-vous, il n'a pas joué). On notera
la visite rendue par quelques amis : Le Jean Bona,
Le Michel Esbelin, Le Patrick Raffin.Toute une
troupe venue du fond de l’Auvergne dans les
valises du Beauger appartenant à une tribu
arverne aux us étranges : les Brayauds – qui
ont poussé l’amour de la cornemuse
jusqu’à participer à ce qui
devrait devenir un pèlerinage : l’expédition
nocturne au Gros Arbre (le chêne bourru bien
connu des lecteurs des Maîtres sonneurs).
Si nous fûmes peu nombreux, notre présence
s’avéra redoutablement efficace :
la Fraternelle a su se montrer et même, comme
l'a dit Maxou, a su se "poser sur Saint Chartier".
Commençons par l'arrivée triomphale
de la dernière étape de la randonnée
pédestre Huriel-Saint Chartier: cinq
membres de la Frat ont courageusement, au prix
d'un arrachement
douloureux à leur petit déjeuner,
fait le dernier kilomètre, mais ils
ont été plus
que généreusement filmés
par la télé. (Fut-ce diffusé,
nous l'ignorons).
Mais surtout, anecdote, le lundi une "manif" (eh
oui, à la Saint Char!) de soutien aux interminables
du spectant a été organisée
: à la question angoissée d'un des
organisateurs : y aura-t-il des musiciens, réponse
fut faite par nous ne savons qui : "Oui, les
gars de la Fraternelle ont dit qu'ils viendraient".
Résultat : La Fraternelle fait la Une de
la Nouvelle République (édition de
l'Indre, on se calme), à côté d'Armstrong
(le cycliste) et de Chirac (le président).
On reconnaît nettement, au premier plan et
de gauche à droite, le Beauger, le Péru,
le Suzanne, la Zaza (entre les deux, derrière,
Yasmina avec un accordéon - nul n'est
parfait), le Maltrud et le Lazarevic.
Notre chef vénéré est caché sur
cette photo par le Beauger, mais on le retrouve
en page 3, ainsi que le Mathieu et re le Péru.
Mais ce n'est pas tout. Après le choc
des images, passons au poids des mots, et laissons
la parole au journaliste qui rend compte :
"
Avec un public quasiment acquis à leur cause,
les intermittents ont donc récidivé hier
midi en appelant à manifester. Artistes,
musiciens et bon nombre de festivaliers ont vite
grossi les rangs du défilé emmené tambour
battant par la Société fraternelle
des cornemuses du Centre."
En route pour la gloire……."
Jean-Michel
Péru