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Alias et Tarrible

  François Marly    


Cabrette Alias et tête en ivoire

Très bon état.

Le hautbois mesure 44 cm et porte deux fois (à la face antérieure, en haut et en bas) la marque "ALIAS" appliquée au fer. Il est difficile de déterminer l'essence du hautbois du fait de son vieillissement : il pourrait s'agir de bois de fer. Il a subi un léger gauchissement (concavité arrière). En ce qui concerne le bourdon, une teinture passée en spirale pour donner un aspect ondé au bois empêche également d'en préciser la nature. Les viroles sont en ivoire.

Le boîtier est en ivoire massif avec une bague en alliage argentique décorée de gravures : sur l'avant, au centre d'une couronne de laurier, est inscrit "F. Marly 1906" ; sur les côtés et à l'arrière se trouvent des motifs géométriques.

Ce pied de cabrette qui semble homogène était monté sur une tête sculptée en ivoire représentant un buste de jeune femme. La finesse de travail évoque l'œuvre d'un ivoirier plutôt que d'un fabricant de cabrette. Il peut s'agir d'un montage ultérieur mais la cohérence de l'ensemble n'exclut pas la possibilité d'une collaboration entre artisans.

Ce pied de cabrette était accompagné (même valise) d'un autre pied d'ébène, de 40 cm, non signé.

François Marly était un musicien originaire de l'Aubrac (renseignement fourni par Michel Esbelin qui nous a également procuré le cliché avec le Docteur Ayrignac, cliché issu de la collection Ayrignac).

Alias, originaire de Rieupeyroux (Aveyron), fabricant de cabrette établi à Paris, a eu une production abondante. C'était un cabretaire renommé mais aussi un commerçant avisé. Il utilisait régulièrement la presse régionaliste parisienne pour signaler les changements d'adresse de son atelier mais aussi pour y faire paraître des publicités. Il utilisa également la vente par correspondance, par le biais du catalogue Pajot Jeune de Jenzat


Photo NB avec Tarrible à la vielle : collection André Ricros.
Photographies de l'instrument et commentaire Fabrice Lenormand, association Les Brayauds.






Cabrette à bouche Amadieu

Mauvais état initial.

Le hautbois mesure 30,8 cm. Il est en une seule pièce d'ivoire, hormis l'ajout d'une bague tournée à part et placée en bas. Il porte deux fois (sur l'avant, en haut et en bas) la marque "AMADIEU A PARIS". Ces marques sont presque effacées mais encore lisibles. Le hautbois a plusieurs fissures qui ont noirci et ont également ébréché certains trous de jeux. Ce hautbois a malheureusement été fracturé sur le trajet d'une fissure, les clichés sont pris après remontage à la colle.
La chanterelle a mieux résisté au vieillissement et n'a que de discrètes fissures superficielles. Toutefois, on remarque que le tournage du segment supérieur a fait apparaître le canal dentaire de la défense.
Le boîtier est constitué de quatre boules d'ivoire montées sur deux tubes de cuivre, l'assemblage actuel étant assuré par une torsade en fil de laiton.
Le bouffoir est court, tourné sobrement dans une seule pièce d'ivoire. Il n'est pas tubé. La poche ainsi que les souches ont été refaites par Serge Durin sur le modèle des anciennes qui étaient brisées.

L'esthétique d'ensemble, mais plus particulièrement la décoration employée sur le segment distal de la chanterelle, ainsi que la tonalité aiguë et l'insufflation buccale rattachent cet instrument à la facture de musette non régionaliste qui a précédé l'apparition des cabrettes à Paris. Cet instrument illustre l'influence esthétique de cette facture sur les fabricants originaires d'Auvergne, en particulier les plus anciens de ces fabricants. L'instrument n'est pas daté mais on peut supposer d'après ce qui est dit précédemment qu'il correspond à la première partie de la carrière d'Amadieu puisque par la suite la demande régionaliste évolue vers les grands jeux avec soufflet.
Cependant, seul le hautbois est signé Amadieu et l'hypothèse d'un montage ne peut être exclue. Il peut en effet s'agir d'un hautbois rapporté sur un instrument d'un autre facteur. Ce qui ne remet pas en cause le lien esthétique entre les petites musettes précieuses et la cabrette.

Benoît Amadieu (1804-1877), originaire du Cézallier, est de la première génération des fabricants de cabrette. Sa production est inégale en ce qui concerne l'aspect extérieur des instruments. Cependant cet artisan établi à Paris occupe une place mythique et la tradition orale en fait l'inventeur de la forme définitive de la cabrette. Ce mythe doit probablement beaucoup à Antoine Bouscatel qui le considérait comme un fabricant hors pair et ne jouait que sur des instruments d'Amadieu.


Photographies et commentaire Fabrice Lenormand, association Les Brayauds.




Antoine Roque


Marcelin Combabessou

Cabrette à bouche,
hautbois ROQUE AURILLAC / chanterelle C. MARCELIN PARIS

Le sac a une forme en goutte, face fleur de cuir tournée vers l’intérieur. Il est constitué de deux pièces de cuir assemblées bord à bord par une couture à 4 épaisseurs parcourant toute la circonférence. Il est de petite taille (25 sur 30 cm).
La souche de tête est en perce directe (non coudée), tournée en corne noire. La souche du bouffoir en ébène. Le bouffoir est en bois de pays sans finesse de tournage, avec une virole d’ivoire.
Le boîtier est en corne noire, assemblé par une bague de métal (aluminium ?) soudée et cintrée concave entre les deux conduits.
Le hautbois est tourné en « african blackwood », mesure 35,4 cm et porte en haut, sur l'avant, la marque ROQUE AURILLAC, presque effacée. Il comporte un trou de jeu obturé pour le petit doigt côté gauche (qui curieusement est nettement plus haut que son pendant droit). En haut il porte une virole en os, en bas une virole en ivoire. Le bord postérieur de la virole du bas est aplati comme par une marque d’usure.
La chanterelle est tournée en « african blackwood » sans aucune moulure, avec des viroles en ivoire très jauni (sauf celle du bas plus blanche). Le tenon de la chanterelle est renforcé d’une chemise de laiton. Le segment distal de la chanterelle porte la marque C. MARCELIN PARIS inscrite dans un ovale en dessous de la virole du haut.
Le hautbois portait une anche ancienne qui diffère des standards habituels pour la cabrette. D'après Bernard Blanc, il pourrait s’agir d’une anche de Charbonnier (fabricant de musettes en Berry).

Antoine Roque, tourneur à Aurillac (Cantal) est né en 1847. Il semble avoir produit assez peu de cabrettes, avec une qualité inégale.

Marcelin Combabessou
s'intitulait "Fabricant de musettes en tous genres" sur une carte postale publicitaire. Plusieurs instruments d'ivoire portent sa signature. Il participa à l'Exposition Universelle de 1900 à Paris et y fut distingué par un prix et une médaille. Son atelier eut plusieurs adresses successives à Paris. Il était également très bon cabretaire et fut, entre autres, le musicien attitré du bal Lacapelle, rue de Charonnes.


Photographies et commentaire Fabrice Lenormand, association les Brayauds.
Renseignements biographiques et clichés d'Antoine Roque et de Marcelin Combabessou : André Ricr
os.
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